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Google fête ses 20 ans : revue de ses débuts à maintenant

Dans notre agence de communication, quel que soit le projet, nous avons toujours à faire de près ou de loin avec Google. Qu’il s’agisse de créer et référencer un site internet ou de mettre en place des campagnes de publicités, Google fait toujours partie de l’équation.
Le moteur de recherche le plus utilisé dans le monde a fêté ses 20 ans il y a quelques jours. L’occasion pour nous de revenir sur son histoire, de ses débuts à maintenant.

Les débuts de Google

Le 4 septembre 1998, Larry Page et Sergey Brin créent Google Inc. avec pour objectif principal « d’organiser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile ».

Vingt ans plus tard, le moteur de recherche Google est le numéro un mondial de l’information numérique mais toute médaille a ses revers, un talon d’Achille se cache toujours quelque part.

Le moteur de recherche Google démarre sur les chapeaux de roue et se développe d’une manière tentaculaire dès la première année. L’année 1999, Google déménage et s’installe dans son siège définitif, le Googleplex de Mountain View et réussit une levée record de 25 millions de dollars. La même année, Google connaît déjà trois millions de recherche par jour. Au début de l’année 2000, 10 nouvelles langues, dont le français, sont utilisées par Google qui présente alors également son produit au marché asiatique. Paul Amsellem, PDG du réseau mobile madvertise met en avant la facilité d’utilisation de Google qui consiste à taper sa requête sur un onglet, alors que les autres moteurs de recherche tels que Yahoo ou Altavista nécessitaient à l’époque de se référer à des annuaires. La gratuité des recherches se base sur la formule consacrée de Google : «  Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit » (sic). La même année, Google met la régie publicitaire Adwords au service des annonceurs qui paient au coût par clic (CPC) afin de voir leurs publicités affichées en évidence aux côtés des résultats de recherche du moteur. L’avancée de Google ne s’arrête pas là : par le biais de sa régie Adsense, le modèle continue de se perfectionner auprès de sites partenaires. Google ouvre son service de messagerie Gmail en 2004, pilier qui représente jusqu’à ce jour plus de 85% du chiffre d’affaires : à titre indicatif, 109,65 milliards de dollars pour 12,7 milliards de profit en 2017.

La montée en flèche des chiffres

Le 19 août 2004 est une date qui équivaut à un tournant décisif pour Google avec la levée en bourse de 1,6 milliards de dollars. L’année suivante, une autre levée de 4,2 milliards permet à Google de disposer d’un montant total de 7 milliards de dollars. Google se lance alors dans une valse d’investissements à succès. Le plus grand succès est certainement le rachat d’Android par les deux fondateurs pour 50 millions de dollars en 2005. Pour reprendre l’assertion de Paul Amsellem « Le succès de Google, c’est d’abord la vision des fondateurs, qui leur permet de dénicher les tendances de demain, et leur capacité à industrialiser des business prometteurs » (sic)… et « …qui aurait prévu les 75% de part de marché d’Android en Europe ? » (sic). L’acquisition suivante de Google Inc. en 2006 est le rachat de la plateforme vidéo Youtube qui ne représentait à l’époque que 46% de part de marché  pour un montant de 1,6 milliards de dollars. En 2007 celui de l’éditeur de solutions marketing Doubleclick pour 3,4 milliards de dollars au détriment de ses grands rivaux Microsoft, Yahoo et AOL. Les investissements ne s’arrêtent pas là : en 2011, Google se lance dans la téléphonie mobile par l’acquisition de Motorola pour un montant de 12,5 milliards de dollars, puis dans la domotique pour l’acquisition de Nest pour un montant de 3,2 milliards de dollars. Le secteur de la téléphonie est renforcé par le rachat de HTC en 2017 pour un montant de 1,1 milliard de dollars. Toutes ces acquisitions ont permis à Google une évolution tentaculaire dans plusieurs secteurs, le confortant dans sa place de numéro un mondial du numérique.

La métamorphose de Google

Le simple moteur de recherche des débuts est devenu LE géant du numérique. Google a pris une telle envergure que le duo fondateur Larry Page et Sergey Brin décident en août 2015 de changer leur structure. Google devient une filiale détenue à 100% par la marque Alphabet qui chapeaute une dizaine d’autres sociétés. Cette marque gère à ce titre  des projets tels que – à titre indicatif – l’accès à Internet (Fiber),  la maison connectée (Nest), la voiture autonome (Waymo) ou la santé (Calico). Cette diversité de projets permet à Larry Page et Sergey Brin de se consacrer à des sujets autres que le Web pour sortir d’une situation de plus en plus difficile. Difficile car la trop grande envergure de Google et la trop grande place qu’elle a prise dans le domaine du numérique ont déclenché des critiques à son encontre. Il y a quelques années, vers 2013 – 2014, Google est passé « du statut d’entreprise cool à celui de grand méchant », dixit Paul Amsellem. Comble de l’ironie car la devise de Google est « don’t be evil » (ne sois pas méchant). Ce nouveau statut est dû à l’habitude de la plateforme de réserver les meilleures places dans ses résultats de recherche à ses services tels que Youtube, Google Shopping, Google Flights, Google News, AMP au détriment de ses concurrents. De par son envergure, Google impose les règles, les autres n’osent pas les refuser de peur de se priver d’une immense source de trafic malgré les critiques « d’abus de position dominante »

L’abus de position dominante

C’est en Europe que les criques sont les plus acerbes. La Commission européenne ouvre une enquête sur ce sujet en 2015. Cette enquête aboutit en 2017 sur une amende de 2,42 milliards d’euros pour abus de position dominante par le biais du comparateur de prix Google Shopping. Et en 2018, Google doit payer une nouvelle amende de 4,3 milliards d’euros à cause de l’utilisation d’Android pour « consolider la position dominante de son moteur de recherche ». Paul Amsellem accuse le coup sans broncher et en profite pour confirmer davantage la supériorité de Google dans l’écosystème publicitaire : « ses produits sont si populaires car ils sont le plus souvent les meilleurs » (sic). Quoi qu’il en soit, Google n’est pas à l’abri d’une rude concurrence. Eric Schmidt a toujours affirmé qu’Amazon est le concurrent le plus sérieux du moteur de recherche de Google. Cette assertion a été confirmée en 2015 par un sondage mené auprès de 2 000 acheteurs par Bloom Reach : 44% des sondés  reconnaissaient faire leurs recherches sur le moteur de recherche Amazon contre 34% sur Google, d’autres encore directement sur Booking ou Airbnb pour trouver un logement. Pour pallier ce désagrément, Google met en place son Google Home mais rencontre une rude concurrence  avec l’Echo d’Amazon et le Homepod d’Apple. La concurrence est d’autant plus sérieuse avec l’émergence des assistants intelligents car avec ces assistants intelligents, la recherche sur le Web est amenée à devenir vocale. Une autre menace est la fin de la neutralité du net aux Etats-Unis malgré un lobbying auprès du Congrès en 2017 qui a coûté à Google la « modeste » somme de 18 millions de dollars. Avec la fin de la neutralité du net, un fournisseur d’accès peut décider de retirer Youtube de son offre, sinon demander à Google une somme conséquente pour pouvoir continuer à le diffuser de manière optimale. Google met en place un projet de construction d’une infrastructure de réseau Internet utilisant la fibre optique « Google Fiber » mais le service n’a pas encore pris sa vitesse de croisière.

Le spectre des réseaux sociaux

Dans le parcours sans faute de Google pendant vingt ans, un point noir : les réseaux sociaux. C’est là que le bât blesse. En 2004, Google lance le réseau social Orkut qui n’a émergé qu’au Brésil. Larry Page s’est également personnellement impliqué dans le lancement de Google + qui « est  vite devenu un désert numérique ».  Des filons d’or comme Whatsapp et Instagram sont allés entre les mains de Facebook. Les avances répétées de Google auprès d’Evan Spiegel, le fondateur de Snapchat, sont restées lettres mortes alors que Google lui a proposé jusqu’à 40 milliards de dollars. Coup dur pour Google qui est loin d’ignorer que les services de messagerie instantanée règnent actuellement sur l’univers mobile. Dans le monde de la messagerie instantanée, Google est à ce jour  loin derrière Facebook qui gère WhatsApp, Facebook Messenger et Instagram et tout aussi  loin derrière les BATX chinois. Une enquête a montré  que les cinq applications mobiles les plus téléchargées en 2017 étaient : WhatsApp, Facebook Messenger, Instagram, Snapchat et Bitmoji. Quant à Google, seule son application de cartographie Waze a figuré au top 10, aucun de ses réseaux sociaux. La situation est alarmante quand on voit l’indéniable développement de ce secteur qui évolue et s’amplifie inexorablement grâce au lancement de nouveaux services de paiement, de divertissements ou de réservation. Les offres se multiplient à l’infini pour capter l’attention de l’internaute et le retenir le plus longtemps possible. Cette amplification et évolution tentaculaire nous rappellent le statut de Google en son temps. Mais Google a plus d’un tour dans son sac : attendons et voyons ce qu’il nous prépare pour la suite. Comme on dit, « let’s wait and see » !